Le corps, la terre et la guerre intérieure : l'unité du barrage
Ce qu'on prend pour le corps, et tous les mots qui portent la même unité de deux lettres, colportent la notion de corruption. Et dessous, celle du barrage. Le but, c'est de mener cette guerre intérieure.
Un répertoire qui ne parle jamais d'anatomie
| racine | occ. | ce que le Coran en fait |
|---|---|---|
| فسد | 50 | la corruption même |
| سود | 10 | noircir : ce qui croupit noircit |
| سدد | 6 | colmater, obstruer |
| حسد | 5 | l'envie, qui ronge sans sortir |
| جسد | 4 | le corps |
| سرمد | 2 | le jour ou la nuit rendus perpétuels (28:71) |
| كسد | 1 | ce qui ne s'écoule plus (9:24) |
| سند | 1 | du bois mort adossé (63:4) |
Score : 13 racines sur 18, 175 occurrences sur 190, soit 92 %. Cinq résistent, et je les laisse en attente plutôt que de les forcer. La constante : ce qui est enfermé et n'a plus de circulation.
Sous la corruption, le barrage
فَسَدَ porte فس Exégèse et سد : l'exégèse barrée, la compréhension bloquée. La corruption n'est pas la notion première : elle en est la conséquence. Ce qui ne circule plus se corrompt.
Le seul verset où فسد et سد sont ensemble, et c'est celui de Dhul-Qarnayn. Ici le barrage n'est pas le mal : il est ce qu'on réclame contre le mal. L'unité ne porte pas un jugement, elle porte une opération : interrompre une circulation.
Le corps n'est jamais vivant
Vérifiez par vous-même. Décomposez les mots, ouvrez leurs unités, confrontez chaque verset au reste du texte. La méthode ne demande pas qu'on la croie : elle demande qu'on l'observe.
Source. Cette démonstration est tirée du livre Étymologie Coranique — la méthode pour comprendre (AI-BED, disponible sur Amazon). Les notions associées aux unités de deux lettres relèvent de la méthode des racines bilatérales développée par l'auteur, et sont présentées comme sa lecture, offerte à l'étude et à la vérification.
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