Le faux est un pléonasme : omettre pour ne garder que le vrai
Le Coran oppose sans cesse ٱلْحَقّ, le vrai, et ٱلْبَٰطِل, le faux. Les unités du faux disent ce qu'il est : une couche en trop. Et c'est pour cela que l'âme porte, en son centre, l'omission.
Ce que le faux porte
Le faux est un pléonasme : une couche ajoutée, redondante, qui recouvre le vrai. L'omettre ne retire rien de valide : cela dégage ce qui était dessous.
L'âme, et l'omission en son centre
نَفْس, l'âme, porte نف Utilité et فس Exégèse : ce qui est utile à l'exégèse (voir l'article NAFS). Son noyau est نس : l'omission. Il y a donc, au cœur de toute lecture, des choses à omettre. Mais pas les informations valides : c'est le faux qu'il faut omettre.
Ce qu'Allah omet, et ce qu'il laisse
L'opération est écrite en deux temps : omettre et abroger (يَنسَخُ porte نس Omission et سخ Abrogation), puis ce qui reste devient établi, مُحْكَم.
Le mot qui fracasse, يَدْمَغُ, porte دم Contexte : le vrai brise le faux par le contexte. C'est exactement ce que fait une lecture qui confronte un mot à tout le texte. Et le faux n'a pas à être combattu longtemps : « le faux est fait pour s'évanouir » (17:81).
La mauvaise omission
Celui qui omet le vrai finit par omettre son âme, ce qui est utile à son exégèse : il n'a plus de lecture du tout.
| verset | ce qu'on omet | ce qui reste |
|---|---|---|
| 22:52 | omettre le faux | des signes établis |
| 59:19 | omettre le vrai | plus d'âme du tout |
Vérifiez par vous-même. Décomposez les mots, ouvrez leurs unités, confrontez chaque verset au reste du texte. La méthode ne demande pas qu'on la croie : elle demande qu'on l'observe.
Source. Cette démonstration est tirée du livre Étymologie Coranique — la méthode pour comprendre (AI-BED, disponible sur Amazon). Les notions associées aux unités de deux lettres relèvent de la méthode des racines bilatérales développée par l'auteur, et sont présentées comme sa lecture, offerte à l'étude et à la vérification.
← Retour au site